Matière

Il était dit que la matière était belle

Celle qu’on façonne

Celle qu’on sculpte,

Celle qui brille de milles couleurs quand le soleil la caresse

Celle qui transpire le parfum de la terre,

De subtiles essences dont on ne peut en dénombrer l’infinité tellement il y a de fragrances.

Il était dit que la matière était belle, tellement elle nous surprenait de ses couleurs illimitées,

Et de ses reflets irradiants de subtils éclats.

Il était dit que chaques couleurs pouvaient chanter une harmonique,

que chaque parfum pouvait jouer une note,

que chaque forme pouvait contenir une mélodie.

Il était dit que l’homme pouvait incarner toute cette richesse dans son corps et l’offrir en dansant

et en soufflant des airs magiques et somptueux.

Il était dit enfin que l’eau, le feu, et l’air façonneraient, porteraient, feraient valser cette matière, entremêlant les fluides et lui donnant une structure propre, et feraient vibrer la puissance de la lumière et de la vie.

Il était dit que c’est la terre, le soleil et la lune, et la force de l’amour qu’ils émanent, qui alimenteraient cette matière, ces éléments, et la chair des hommes, les berceraient dans leur bras, et les embrasseraient de leur douceur et de leur foi, leur offrant le joyaux de chacune de leur cellule.

Il était beau que chaque homme puisse jouer à manier la beauté de cette matière, pour faire vibrer, danser, et chanter sa puissance et la sublimer en des déclinaisons pétillantes.

                                                                           Pour la terre, Cécile Bouvier


Laisser un commentaire